Nuit [P]aranoïaque
10 février 2007 00:40 | 2 commentaires
Franchement, il faut reconnaître que nous, les Belges, avons connu mieux en matière de nuit [p]aranoïaque, les caves de Cureghem étant, peut-être, mieux adaptées au nombre impressionant de personnes présentes. Mais puisque le bonheur est obligatoire, sachez tous et toutes que ce fut une soirée fantastique, je n'ai eu ni trop froid dehors en faisant la file, ni trop chaud dedans en tentant vainement d'atteindre la terrasse histoire d'aller fumer une clope. Mais bref, n'en faisons pas tout un plat, ce fut juste bizarre de faire la file à une soirée parano, pas trop longtemps heureusement. Le voyage aller fut très sympathique, j'ai gagné quelques mots gentils et une superbe Ferrari, la preuve que t'es encore qu'un gosse et que cela me plaît. Bref arrêt au drive-in du Quick, j'emmerde la connasse qui a oublié mes frites, j'avais faim nom de Dieu. Bref, nous voici en route pour Paris, en compagnie de Xavier et de Mathilde, bien sympathiques, débrouillards et vraiment chouettes. Bémol ? La muisque qu'écoutait le conducteur, heureusement que Nirvana et les Cardigans étaient là pour rattraper les dégâts provoqués par le désastreux rock soit pour adolescents, soit catholique. Mais je ne lui en veux pas, je suis même assez admirative face aux heures de route qu'il a avalées les unes après les autres sans broncher. Et ça y est, nous voici à Paris ! On s'extasie devant la Tour Eiffel, youpie, c'est génial, trois minutes s'écoulent et on en a déja plus rien à foutre. Bla bla bla and then, rencontre avec une petite brune absolument délicieuse nommée Clo, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu un coup de coeur pour une demoiselle. En même temps, ne pas craquer aurait été difficile, je lui souhaite tout le bonheur du monde avec son Sénégalais marié et père de je-ne-sais-plus-combien-d'enfants. Ce fut en tous cas très sympathique d'écouter leurs vieilles histoires, je me souviendrai de celle où Monsieur a été très mature en allant bouder dans les bois, difficile de ne pas rire... Visiblement, leurs vacances étaient bien pourries. J'aurais bien aimé rester pour draguer la demoiselle, moi, mais l'appel de la casquette fut plus fort que tout, nous n'avons plus que quelques minutes pour traverser tout Paris et se rendre à l'autre bout de la ville pour trouver un magasin. 19h, coincés dans les embouteillages, Flo part à l'aventure dans un sale quartier ("jette-moi ici") pour aller chercher cette putain de casquette, noire avec une étoile rouge sur le côté. "Désolés, on est fermé." La porte était ouverte, donc vous êtes encore ouverts. Et de toute façon, c'est non, vous ne fermerez qu'après m'avoir vendu cette casquette nom de dieu. Faut pas me chercher, je peux être super dangereuse, quand je veux. C'est en tailleur et en talons aiguilles que je croise des punks, ils n'ont pas vraiment l'air d'être là pour la soirée Parano, alors on va éviter de sympathiser et courir pour le rattraper dans les embout'. Yeah, c'était la bonne casquette. On reste coincés derrière un camion poubelle puis on arrive à la Frange. "Et c'est toi L... ?" Je le regarde. Allez viens, on s'en va avant qu'on nous reconnaisse, vive les no life trop contents de voir débarquer deux ex violets de Star. On se tire et on va se faire un resto (merci d'ailleurs au serveur, navré d'avoir dérobé votre briquet), assez bon d'ailleurs, les Français ne disent donc pas "américain" mais "steak tartare". Youpie, je mourrai moins bête. "Ca va ?" "Non, j'ai l'air d'un sac dans cette robe." "Tu es jolie." Je vais faire semblant de te croire mais vraiment, vraiment pour te faire plaisir. Puis la soirée, bla bla bla. Et le retour. Il a besoin de dormir. 30 minutes, en deux fois.
Retour à Bruxelles. Dormir. Fin.
2 commentaires à cet article.
Clair que... on a connu mieux.
Oueps... Mais bon... On ne dira rien...